Géopolitique

Les Note du CAPE n°15

Laurent Coligny, analyste associé au CAPE / Research Fellow, CAPE

 

22/06/2016

 

Summary in English 

If the UK chooses to leave the EU, if London becomes no different than Ankara or Moscow for Europeans, one might wonder what could happen to the UK in the future. It is aleady clear that the Scottish people will ask again for its independence, as it seems eager to be part of the Union. But what will happen to Northern Ireland? This part of the UK is at peace, for now, partly because of the impact of the EU on its everyday life. There is a risk of instability in the future if a real border appears between Northern Ireland and the rest of the island... In front of such risks, the EU might have to support independence for Northern Ireland, the only compromise possible between Irish nationalists wishing the unity of the whole Ireland, and protestant unionists who refuse it, but who might find themselves in a difficult situation if the UK looses Scotland. Laurent Coligny, Research Fellow for CAPE, offers here a thought-provoking analysis, that could be helpful for Ulster's future, even if the UK stays in the EU.

Résumé en français

Si la Grande-Bretagne décide de quitter l'Union Européenne, si Londres devient aussi étrangère pour nous qu'Ankara ou Moscou, alors on peut se demander s'il y aura, toujours un Royaume-Uni dans les années à venir. Après tous, les Écossais sont en majorité pour rester dans l'UE, et pourraient réclamer leur indépendance en cas de Brexit. Mais qu'est ce que cela signifierait pour l'Irlande du Nord. Ce territoire doit sa paix fragile, en partie, à l'Union Européenne et ce qu'elle signifie pour l'Irlande et pour la Grande-Bretagne. Cette paix pourrait disparaître, et créer un autre foyer d'instabilité trop proche pour l'Europe. Face à un tel risque, Laurent Coligny, analyste affilié au CAPE, explique que Bruxelles devrait soutenir une indépendance de l'Irlande du Nord, seul compromis possible entre des catholiques partisans de la réunification de l'Irlande, et des unionistes protestants d'origine écossaise qui s'opposent radicalement au rêve nationaliste irlandais, mais qui risque de ne pas se retrouver dans une Grande Bretagne sans Ecosse...

Une telle solution de plus long terme pour une Irlande du Nord toujours troublée devrait être étudiée autant à Londres qu'à Paris et Berlin, même si le "Brexit" n'a pas lieu. 

 

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