Géopolitique

Summary in English:

China and Pakistan are the two main pillars of the revived afghan peace process in 2016. This article focuses on the importance of Pakistan itself, and the fact that success of such process is, actually, in Islamabad's interests, and that it has been understood by this country's civil and military elites.

The article, in French:

Chroniques d'Asie du Sud-Ouest (34)

On en parle relativement peu dans les médias francophones, parce qu'on a oublié l'Afghanistan au profit de la Syrie, et parce que des Occidentaux ne sont pas, cette fois, en première ligne; mais un processus de paix inter-afghan essaye, difficilement, de voir le jour. La première réunion à ce sujet a eu lieu le 11 janvier 2016, à Islamabad. La seconde s'est déroulée le 18 du même mois, à Kaboul. Les Américains étaient présents, bien sûr. Mais les trois autres acteurs clés de ce qui en, en fait, un dialogue quadripartite, sont tous de la région : il y a les Afghans, bien, mais aussi, la Chine et le Pakistan.

Or, ce sont en premier lieu ces deux derniers pays qui ont été actifs sur les balbutiements du processus de paix en 2015. Et c'est clairement le Pakistan, fortement encouragé par Beijing, qui a poussé des Taliban importants à venir à la table des négociations début juillet 2015. Ce n'est qu'avec la confirmation de la mort du mollah Omar, le 29 juillet 2015, que cette première tentative a déraillé. En ce début d'année 2016, le processus de paix a été relancé: une bonne nouvelle pour les Afghans, et pour la communauté internationale. Une bonne nouvelle d'abord dû au couple sino-pakistanais.

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