Géopolitique

Summary: this article focuses on a problem Iran, and Area Studies in general, has: the fact that analysts, academics are, too often, in fact, lobbyists for a cause. Pro-Iran writers and anti-Iran ideologues have both gave up intellectual honesty because of money, ideology, or sentimental points of view. Nowadays, Europeans need to fight to protect the new, strenghtened relationship with Tehran, as Iran is one of the main powers in the Middle East. But to havea proper relationship, one needs to access proper, real information, not propaganda in a way or another.

It is all the more important when one understands how fragile the relationship between the West and Iran is nowadays. A lot will depend on the next American president, and on the pressure he will get from other Middle Eastern countries, as they are not all in favor of appeasement with the Iranians, even if apeasement is what this region desesperately needs. 

The article (in French):

L'Iran a deux problèmes: les analystes qui décident d'attaquer systématiquement ce pays, quoi qu'il arrive; mais aussi celles et ceux qui glorifient Téhéran comme le centre d'un nouvel Empire persan forcément dans le camp du Beau, du Juste, du Vrai. À chaque fois, ce qui motive ces prises de positions, c'est moins la réflexion que des raisons financières, sentimentales, ou, idéologiques. Dans le premier cas, la République islamique d'Iran est présentée comme un monstre assoiffé de conquêtes, qu'il faut cibler au nom des "droits de l'Homme" (remarquons simplement qu'on voit peu les mêmes critiquer d'autres pays sur ce sujet...) ; dans le second, comme une force qui s'est déjà imposée au Moyen Orient comme un leader naturel, qui, du jour au lendemain, n'aurait plus de problèmes politiques, économiques, sociaux, malgré tant d'années de sanctions... Ces deux camps opposés sont, tous les deux, clairement, dans l'hyperbole, voire dans le travail de propagande. Et ils n'aident pas à vraiment bien comprendre ce pays clé pour la stabilité du monde musulman.

Cela a été montré dans de précédentes Chroniques d'Asie du Sud Ouest de mon collègue du CAPE Didier Chaudet, il faut mettre de sérieux bémols aux affirmations faciles disant qu'on ne peut pas trouver de terrains d'entente avec Téhéran (alors que l'Afghanistan prouve clairement le contraire) et aux rumeurs qui ne voient que la main iranienne dans la présence d'Afghans chiites sur le champ de bataille syrien ou derrière l'agitation des Saoudiens chiites.

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