Géopolitique

Chroniques d'Asie du Sud-Ouest (32)

Summary in English : in 2015, 200 000 Afghans asked for the asylum status in Europe, 6 times the 2014 number. They are, with the Syrians and the Iraqis, one of the most important nationalities asking to be received in the EU. It is just one of the examples of the failure of NATO in Afghanistan. But also of the terror the Taliban are responsible of, and the bad governance the legal government in Kabul is guilty of. Hence Europe will continue to see Afghan refugees coming, not only from the lower classes of society, but also from a middle class that has lost hope because of corruption and terrorism. It is necessary for the European countries and institutions to act accordinly: the number of Afghan refugees will not go down in the near future.

On oublie souvent une partie pourtant non négligeable des réfugiés qui, aujourd'hui, tapent à la porte de l'Europe: les Afghans. Entre janvier et décembre 2015, ils étaient 200.000 à demander l'asile à l'un des pays de l'UE. Soit 6 fois plus qu'en 2014. Les Afghans sont le deuxième groupe le plus nombreux à migrer et à faire une demande d'asile à l'Allemagne, après les Syriens. Et on ne parle pas, ici, du nombre d'Afghans qui entrent et restent dans un pays européen illégalement. Au moins 3000 Afghans entreraient en Iran illégalement chaque jour. De là, une bonne partie passe en Turquie, et suit le chemin des autres migrants, vers la Grèce et les Balkans jusqu'au cœur de l'UE.

Il est important de comprendre que celles et ceux qui émigrent ne sont pas uniquement des Afghans pauvres. On a des exemples prouvant que la classe moyenne est également assez désespérée pour fuir vers l'Europe. C'est ce qui explique le cas terrible de Qais Rahmani, un de ces pauvres réfugiés se trouvant sur une embarcation de fortune entre la Turquie et la Grèce et qui a vite sombrée, tuant le nourrisson de quatre mais de M. Rahmani. Si l'histoire est connue aujourd'hui, c'est parce que Qais Rahmani était en fait un présentateur bien connu à la télévision afghane, dont la famille avait une bonne éducation universitaire. Il est le représentant d'une classe moyenne qui ne croit plus, elle non plus, à la renaissance afghane.

Plusieurs pays européens pensent qu'ils peuvent faire comprendre aux migrants que quitter leur pays pour une Europe fantasmée en Eldorado n'est pas la solution par des campagnes de presse en Afghanistan même. Le gouvernement afghan et même les Taliban appellent, quant à eux, les candidats à la migration à abandonner leurs plans.

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