Géopolitique

Aussi inimaginable que cela puisse paraître vu de certains salons parisiens, le monde entier ne vit pas uniquement au rythme des évolutions en Syrie. Les grands Etats ont une politique mondiale, et regardent au-delà du seul Proche Orient. Y compris dans des zones qu'une approche européano-centrée s'obstine, à tord, à voir comme secondaires. C'est pourquoi la visite du président chinois, Xie Jinping, en Asie Centrale, du 3 au 13 septembre 2013 (avec un passage à St Pétersbourg, les 5 et 6, pour la réunion du G20), aurait dû être suivie avec plus d'attention de la part d'Européens qui tentent, tant bien que mal, d'avoir une influence sur cette région. Après tout, cette dernière est riche en pétrole, en gaz, et géopolitiquement bien située, entre la Russie, la Chine, l'Afghanistan, et l'Iran: cela devrait être suffisant pour la rendre digne d'intérêt, y compris au niveau médiatique.