Géopolitique

Après Volgograd, on semble redécouvrir qu'il y a une guerre sur une partie du territoire russe, et que Moscou est aux prises avec sa propre forme de djihadisme. C'est à peu près le même étonnement qu'on retrouve dans les médias chaque fois qu'une bombe explose dans une ville russe assez importante pour être repérée à l'ouest de l'Europe. Ce sujet ne devrait pourtant pas être traité avec légèreté.

Certes, le djihadisme qui sévit en Russie est bien sûr, en partie, lié à de mauvais choix politiques et sécuritaires par le Kremlin pendant les décennies 1990 et 2000. Mais cette tension sécuritaire explique aussi en partie le positionnement russe à l'intérieur (choix d'un discours "viril" et d'une logique autoritaire) et à l'extérieur (sur le dossier syrien, libyen, etc.). Ne pas prendre un peu plus au sérieux ce sujet, ne pas l'analyser plus en détail, explique sans doute une mauvaise compréhension de la diplomatie russe à Paris et ailleurs en Europe.

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