Géopolitique

Une phrase assassine s'est souvent trouvée dans la bouche des Afghans du quotidien que l'auteur de ces lignes a régulièrement fréquenté ces dernières années : les Talibans sont finis médiatiquement, parce que chaque fois qu'ils tuent une dizaine d'Afghans, des djihadistes massacrent quatre fois plus de personnes en Syrie et en Irak... et leur volent la première page des journaux. Au-delà du cynisme de cette analyse (ou de cette bonne compréhension des médias), le fait est que ces deux dernières années, en France, on a un peu oublié l'Afghanistan. Ce qui est en partie compréhensible : les troupes françaises ont quitté la province de Kapisa, où elles ont été très actives, en juillet 2012. Depuis cette période Paris a regardé les événements afghans de loin, plus préoccupé, de manière immédiate, par les événements de Syrie et d'Irak.

Hélas, le 11 décembre à 17h (heure afghane), il nous a été rappelé, d'une manière terrible, que l'Afghanistan est toujours profondément instable, et que ses problèmes sont aussi les nôtres. Un attentat suicide dans l'Institut Français d'Afghanistan (IFA) a fait au moins 3 à 4 morts (chiffres officieux) et 30 blessés (on peut trouver les détails factuels ici)

L'article en entier sur le lien suivant : http://www.huffingtonpost.fr/didier-chaudet/attentat-centre-culturel-kaboul_b_6313292.html